Valeurs LESSAJ

Écologique

Dans le respect de l'écosystème,
où s'accordent les besoins de la Terre et des êtres vivants qui l'habitent

Conscients d'à quel point nous exploitons la nature, par l'énergie que nous sur-utilisons, la biodiversité que nous détruisons ou la pollution que nous causons, nous insistons sur l'urgence de changer notre attitude à l'égard de la Terre. Nous, les humains, agissons comme si tout était là pour nous comme autant de ressources à utiliser dès que cela semble bénéfique pour nos communautés.

Une telle conception, centrée sur l'humain et ses besoins, souvent s'exprime en termes de "mise en valeur" ou de développement du territoire. Nous définissons plutôt la valeur "écologique" en fonction du respect de l'écosystème et nous comptons réapprendre à vivre et se réinsérer dans ce tissu de relations où s'accordent les besoins de la Terre et des êtres vivants qui l'habitent.

Pour la mise en marché d'aliments locaux, nous voulons soutenir des pratiques qui favorisent un impact minimal sur le milieu naturel, donc qui nous permettent de répondre à nos besoins sans pour autant priver les autres espèces d'un milieu de vie équilibré. Face aux plantes adventices (qu'on appelle normalement " mauvaises herbes "), aux maladies et aux insectes, nous comptons privilégier les approches reconnues en agriculture biologique tout en encourageant chacun à aller plus loin dans la voie écologique de manière à favoriser la reconstitution des équilibres qui existent à l'état naturel, comme on le fait en permaculture.

Dans le cas de la cueillette et de la pêche en milieu naturel, il serait essentiel de s'en tenir à des pratiques qui sont sans risque pour l'espèce visée et pour son milieu ambiant. S'il est question d'élevage, pour en évaluer l'impact ou l'apport écologique, il faudrait considérer l'ensemble de ce qui nourrit l'animal et de ce qui est produit par celui-ci. Quant aux aliments transformés, il faudrait évaluer les produits impliqués dans la fabrication, l'énergie consommée, le mode de gestion des déchets résultant de la transformation ainsi que les emballages utilisés.


Ainsi, pour juger si des aliments sont assez écologiques nous évaluerons principalement trois dimensions:

  • l'énergie

  • la biodiversité

  • la pollution

Au niveau du projet d'épicerie, les critères précis restent à déterminer en fonction de ce qui est possible de mesurer et de ce qui semblera les meilleurs indicateurs pour chaque secteur.

Énergie

Nous aurions par exemple à évaluer l'énergie totale consommée dans le processus de culture, de récolte et de transformation, tout en prenant en considération quels types d'énergie (carburants, électricité, etc.) sont utilisés car leurs impacts sont différents. Certains principes qui permettent de réduire la quantité d'énergie dépensée seraient à encourager, comme le fait d'utiliser à nouveau une énergie générée par certains processus (ex: chauffer une serre avec l'énergie dégagée par un appareil de réfrigération) ou en favorisant un aménagement en fonction des éléments naturels (le froid de l'hiver, la chaleur du soleil, etc.). Nous pourrions faciliter le partage de connaissance sur ces questions et ces pratiques entre les partenaires.

Biodiversité

Il s'agirait d'encourager en milieu agricole des aménagements qui favorisent la co-habitation de nombreuses espèces, que ce soit par la présence d'arbres, d'étangs, de milieux humides, par des cultures en compagnonnage lorsque cela s'applique ou encore par certaines approches privilégiées au niveau du travail du sol (semis direct, buttes permanentes, etc.). Dans le cas de produits transformés, il s'agirait de connaître l'origine des aliments et d'identifier de la même façon les types d'aménagements et de travail impliqués.

Pollution

Que ce soit au niveau de l'eau, de l'air, des cultures ou des sols, les sources de contamination liées à notre alimentation peuvent être évaluées. Des indicateurs potentiels en seraient l'usage ou non de fertilisants chimiques et de pesticides, les méthodes employées pour prévenir l'érosion, les mesures prises pour éviter la présence de pollution génétique par des plants OGM environnants (organismes génétiquement modifiés), l'usage d'emballages non-réutilisables, le volume de déchets compostés ou ré-utilisés comparé au volume de déchets envoyés au dépotoir, etc. Ces critères demeurent à préciser.



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